Prix McLaren : le guide de toute la gamme, de l’Artura à la mythique F1

24 août 2026

By: Alfred

Chez McLaren, chaque virgule de puissance se paie en dizaines de milliers d’euros — et chaque modèle raconte une part de l’histoire de la Formule 1 transposée sur route. Entre la supercar d’accès à la marque et l’hypercar à tirage ultra-limité, les écarts de prix vont parfois du simple au décuple. Voici un panorama clair de toute la gamme, actuelle et historique, pour comprendre où se situe chaque McLaren sur l’échelle des étiquettes.

Comment McLaren construit sa grille tarifaire

McLaren distingue trois familles de modèles : les Sports Series (aujourd’hui disparues du catalogue), les Super Series incarnées par la 750S, et les hypercars ultra-exclusives comme la W1. À cela s’ajoute le programme MSO (McLaren Special Operations), qui permet une personnalisation totale — carrosserie, sellerie, finitions carbone — capable de faire grimper la facture de plusieurs dizaines de milliers d’euros au-delà du prix catalogue. Les tarifs annoncés ici sont des prix de base constructeur, hors options et hors malus écologique français, particulièrement lourd sur ces motorisations.

La gamme actuelle : modèle par modèle

McLaren Artura — l’entrée dans l’univers hybride

L’Artura est la supercar la plus accessible de la marque et la première à intégrer une motorisation hybride de série : un V6 3,0 L biturbo associé à un moteur électrique, pour un total de 680 chevaux. Comptez environ 220 000 à 230 000 € pour le coupé, et jusqu’à 235 000 € pour la version Spider. C’est le point d’entrée logique pour qui découvre la marque sans renoncer à une vraie technologie de pointe.

McLaren 750S — la Super Series de référence

Héritière directe de la 720S, la 750S embarque un V8 4,0 L biturbo pur, sans électrification, développant 750 chevaux pour un poids plume de 1 389 kg. Le 0 à 100 km/h est expédié en 2,8 secondes. Son prix de base tourne autour de 290 000 à 400 000 € selon les marchés et les millésimes, la version Spider ajoutant environ 30 000 à 40 000 € supplémentaires. C’est aujourd’hui la McLaren la plus pure du catalogue, plébiscitée par les amateurs de sensations sans filtre.

McLaren GT — le grand tourisme signé McLaren

Moins mise en avant mais toujours présente sur certains marchés, la McLaren GT propose un compromis entre confort et performance avec son V8 4,0 L de 620 chevaux, pour un tarif de départ estimé à 210 000 €. Elle cible une clientèle voulant une McLaren utilisable au quotidien, coffre inclus.

Les hypercars : le sommet de la pyramide

McLaren P1 — la légende hybride des années 2010

Lancée en 2013, la P1 reste une référence absolue avec ses 916 chevaux combinés (V8 biturbo + moteur électrique). Sur le marché actuel, un exemplaire s’échange autour de 1,7 million d’euros, loin au-dessus de son prix catalogue d’origine. C’est elle que la nouvelle W1 vient directement remplacer dans la hiérarchie de la marque.

McLaren W1 — la nouvelle icône, 2026

Dévoilée fin 2024 et livrée à partir de 2026, la W1 est la supercar la plus puissante jamais produite par la marque : 1 258 chevaux combinés (916 ch pour le V8 biturbo MHP-8, 342 ch pour le moteur électrique radial), 0 à 100 km/h en 2,7 secondes et une vitesse maximale de 350 km/h. Le tarif de base s’élève à environ 1,93 à 2,1 millions d’euros, hors personnalisation MSO. Limitée à 399 exemplaires, elle est déjà entièrement vendue.

McLaren Speedtail — l’hyper-GT à trois places

Avec sa silhouette en goutte d’eau et son poste de pilotage central façon F1, la Speedtail développe 1 050 chevaux et affiche un tarif catalogue d’environ 1,92 million d’euros. Seulement 106 unités ont été produites, toutes déjà écoulées à sa sortie.

McLaren Solus GT — l’exercice de style extrême

Pensée uniquement pour la piste, la Solus GT reprend l’architecture d’un monoplace avec un cockpit fermé. Son tarif dépasse les 3,4 millions d’euros, un prix qui reflète sa production ultra-limitée et son statut de pièce de collection roulante plutôt que de voiture homologuée route.

La McLaren F1 : la référence absolue de la collection

Impossible d’évoquer les prix McLaren sans mentionner la F1, produite entre 1992 et 1998. Vendue environ 1 million de dollars à sa sortie, elle atteint aujourd’hui des sommets sur le marché de la collection : un exemplaire de 1994 s’est vendu 25 millions de dollars (environ 21,5 millions d’euros) à Abu Dhabi en 2025, tandis qu’un autre châssis a battu un record à plus de 20,4 millions de dollars à Pebble Beach en 2021. Ces montants témoignent d’une chose : sur le marché des collectionneurs, une McLaren F1 vaut désormais vingt fois son prix d’achat initial.

Tableau récapitulatif de la gamme

ModèlePuissancePrix de base estimé
McLaren Artura680 ch~220 000 – 230 000 €
McLaren GT620 ch~210 000 €
McLaren 750S750 ch~290 000 – 400 000 €
McLaren P1 (marché occasion)916 ch~1 700 000 €
McLaren Speedtail1 050 ch~1 920 000 €
McLaren W11 258 ch~1 930 000 – 2 100 000 €
McLaren Solus GT~3 440 000 €
McLaren F1 (collection)627 ch17 000 000 à 25 000 000 €

L’occasion : la vraie porte d’entrée dans l’univers McLaren

Pour beaucoup, c’est le marché de l’occasion qui permet réellement d’accéder à la marque, avec des écarts de prix considérables selon le modèle et le kilométrage.

La MP4-12C, premier modèle moderne de la marque commercialisé dès 2011, reste l’option la plus abordable : les tarifs oscillent entre 105 000 et 145 000 € selon l’état et le kilométrage, avec certains exemplaires très préservés atteignant 135 000 à 145 000 €. C’est aujourd’hui la seule façon d’accéder à un V8 biturbo signé McLaren pour moins de 150 000 €.

La 570S, longtemps positionnée comme la Sports Series d’entrée de gamme, constitue le cœur du marché de l’occasion McLaren. Les annonces actuelles s’échelonnent globalement entre 130 000 et 190 000 €, avec un prix moyen constaté autour de 150 000 à 165 000 € selon l’année et le kilométrage. Un modèle 2016 à fort kilométrage peut se négocier sous les 130 000 €, tandis qu’un exemplaire récent avec peu de kilomètres et pack carbone dépasse aisément les 180 000 €. La version Spider affiche une prime logique, généralement entre 165 000 et 190 000 €.

La 650S, apparue en 2014 en remplacement de la MP4-12C, se trouve désormais dans une fourchette proche de la 570S, autour de 150 000 à 160 000 € pour un coupé ou un Spider en bon état, ce qui en fait une alternative intéressante pour qui cherche un supplément de caractère à budget comparable.

Plus rare et plus recherchée, la 675LT, produite à seulement 500 exemplaires en coupé, se négocie nettement plus cher : entre 250 000 et 300 000 € pour un exemplaire à faible kilométrage, la version Spider grimpant parfois au-delà de 300 000 €. Sa rareté assumée en fait une pièce prisée des collectionneurs plutôt qu’une simple McLaren d’occasion.

La 720S, référence de la Super Series avant la 750S, se situe dans une tranche intermédiaire : comptez environ 190 000 à 275 000 € selon la version (coupé ou Performance), l’âge et l’équipement. Les modèles les plus récents avec peu de kilomètres frôlent les 270 000 €, tandis que des exemplaires plus anciens ou plus kilométrés se négocient sous les 200 000 €.

Un point de vigilance s’impose sur ce marché : l’entretien d’une McLaren d’occasion reste coûteux, et les vendeurs mettent souvent en avant la présence d’un carnet d’entretien complet, d’une garantie constructeur encore active ou d’options comme les freins céramique-carbone et le pack MSO, qui influencent fortement la valeur de revente. Avant tout achat, une vérification de l’historique et un passage en concession agréée sont vivement recommandés, ces mécaniques exigeant un suivi rigoureux pour préserver leur fiabilité.

Pour quel profil, quel modèle ?

  • Le néophyte curieux de la technologie hybride optera pour l’Artura, moins onéreuse et déjà très démonstrative.
  • Le puriste cherchant les sensations les plus brutes se dirigera vers la 750S, dernière grande Super Series sans électrification.
  • L’acheteur au budget maîtrisé regardera vers la MP4-12C ou la 570S d’occasion, les deux vraies portes d’entrée sous les 150 000 à 190 000 €.
  • L’amateur de rareté visera une 675LT, dont la production limitée soutient une cote plus résistante.
  • L’investisseur patient visera un exemplaire de F1, dont la valeur ne cesse de grimper depuis trente ans.

La gamme McLaren se lit aujourd’hui comme une pyramide très nette : l’Artura en base, la 750S au sommet des Super Series, et la W1 qui referme le chapitre ouvert par la F1 et la P1. Le marché de l’occasion, porté par des modèles comme la 570S ou la MP4-12C, reste la voie la plus réaliste pour accéder à la marque sans franchir la barre des 200 000 €. Quel que soit le budget, une constante demeure : chaque McLaren reste avant tout pensée pour la performance pure, héritage direct de son ADN en Formule 1.